Rester assis longtemps raidit le dos et les hanches, ralentit la circulation et dérègle peu à peu la gestion du sucre et des graisses. Entre 6 et 8 heures assises par jour, le risque de décès précoce ou de maladie cardiovasculaire augmente de 12 à 13 %, et de 20 % au-delà de 8 heures.
Bonne nouvelle : 5 minutes de marche toutes les 30 minutes, le repère actualisé de l'Anses en octobre 2025, améliorent déjà la glycémie, l'attention et l'humeur.
Dos, hanches et fessiers : les effets sur les muscles et les articulations
Les troubles musculo-squelettiques (TMS) sont la première conséquence visible de la position assise prolongée : lombaires, cervicales, fessiers et bassin trinquent en premier.
Le bas du dos et la nuque encaissent
Assis, le poids du haut du corps repose sur les lombaires et les disques intervertébraux, surtout quand le dos s'arrondit. Cette pression constante favorise les douleurs lombaires et cervicales, et peut contribuer, à long terme, à une hernie discale.
Un dos voûté réduit aussi le volume de la cage thoracique, donc la quantité d'air brassée à chaque respiration.
Hanches raidies, fessiers endormis
Hanches et genoux restent pliés pendant des heures : les fléchisseurs de hanche ont tendance à se raccourcir, tandis que les fessiers et les cuisses, presque inactifs, perdent en force.
L'équilibre en pâtit, surtout à partir de l'âge mûr : marche plus lente, muscles plus faibles, risque de chute plus élevé.
Une pression concentrée sur les fessiers et les cuisses
Sur une chaise en bois ou en métal, le poids du corps repose sur deux petites zones osseuses, les ischions, et sur l'arrière des cuisses. D'où les fourmillements et les douleurs fessières ou pelviennes après un long repas ou une journée de télétravail.
Une galette de chaise bien garnie répartit cette pression sur une surface plus large. Elle soulage l'inconfort, sans remplacer les pauses.
Circulation, sucre, graisses et cœur : les effets qu'on ne sent pas
Le corps n'est pas conçu pour l'immobilité : dès que les grands muscles des jambes s'arrêtent, la circulation sanguine et le métabolisme passent en mode économie.
Une circulation qui ralentit
Assis, le sang remonte moins bien des jambes vers le cœur : jambes lourdes, chevilles gonflées, puis à long terme un risque accru de varices et de thrombose veineuse. L'apport en oxygène diminue aussi, ce qui explique l'étourdissement en se relevant brusquement.
Un métabolisme qui tourne au ralenti
Des jambes immobiles libèrent moins de lipoprotéine lipase, l'enzyme qui décompose les graisses du sang : on brûle moins de graisses et la glycémie se régule moins bien. À la longue, cela favorise la prise de poids, le diabète de type 2 et l'hypertension.
Un cœur plus exposé
Une étude internationale menée sur plus de 105 000 personnes dans 21 pays chiffre le risque : 12 à 13 % de risque supplémentaire de décès précoce ou de maladie cardiovasculaire entre 6 et 8 heures assises par jour, et 20 % au-delà de 8 heures.
L'activité physique aide à réduire ce risque : remplacer 30 minutes assises par de l'exercice peut déjà le diminuer de 2 %.
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Cerveau, humeur, énergie : ce que la position assise change dans votre journée
Après de longues heures immobiles, l'attention baisse, les réactions ralentissent et la fatigue s'installe. La sédentarité prolongée est aussi associée à plus de stress, d'anxiété, de symptômes dépressifs et à un sommeil de moins bonne qualité.
L'inverse est vrai : quitter sa chaise régulièrement améliore l'attention, le temps de réaction et l'humeur, et réduit la fatigue, quelle que soit la vitesse de marche, d'après l'expertise de l'Anses relayée par Vidal.
Combien de temps est trop long ? Les repères officiels
Le risque augmente dès 6 heures assises par jour, et l'Anses a resserré ses recommandations en octobre 2025 : une pause toutes les 30 minutes, contre toutes les 2 heures auparavant.
Les repères à retenir :
| Repère |
Valeur |
Source |
| Rupture de sédentarité idéale |
5 min de marche d'intensité faible à modérée toutes les 30 min |
Anses, octobre 2025 |
| Rupture minimale |
Interrompre la position assise au moins 1 fois par heure |
Anses, octobre 2025 |
| Repère antérieur |
Marcher un peu toutes les 2 heures |
Santé publique France, 2016 |
| Temps assis total (adulte) |
Moins de 7 h par jour, en réduisant progressivement |
Assurance Maladie |
| Risque accru |
+12 à 13 % à 6-8 h, +20 % au-delà de 8 h |
Étude internationale sur 105 000 personnes |
Rester assis longtemps sans souffrir : les gestes et l'assise qui comptent
Bouger sans y penser
Réglez un minuteur sur 30 minutes, puis à chaque sonnerie :
-
Marchez 5 minutes : jusqu'à la cuisine, dans le couloir ou autour de la table.
-
Téléphonez debout : chaque appel devient une pause gratuite.
-
Étirez les hanches et les mollets, 30 secondes de chaque côté.
-
Alternez assis et debout, avec un plan de travail ou une table haute.
Régler sa position assise
Pieds à plat, genoux à peu près à hauteur des hanches, bas du dos en appui contre le dossier : c'est la base. Alternez aussi les positions, car aucune posture, même bonne, ne se tient pendant plusieurs heures.
Choisir une galette pour les longs repas et le télétravail
Pour de longues heures assis, une galette de chaise épaisse apporte le soutien d'assise qui manque aux chaises en bois ou en métal. Les critères qui comptent :
| Critère |
Repère conseillé |
Ce que ça change |
| Épaisseur |
4 à 5 cm |
Confort sans rehausser trop la chaise |
| Taille |
1 à 2 cm de moins que l'assise (40 x 40 cm pour une chaise standard) |
Ne déborde pas, tient en place |
| Fixation |
Base antidérapante ou liens |
Reste en place, sans se rattraper sans cesse |
| Matière |
Coton ou lin de préférence |
Respire mieux que les fibres synthétiques |
| Housse |
Déhoussable, lavable en machine à 30 °C |
Petits accidents de sauce vite réglés |
Une galette améliore le confort et répartit la pression ; elle ne corrige pas la posture et ne remplace pas les pauses. Un siège plus douillet ne doit surtout pas devenir une raison de rester assis plus longtemps.
Rester assis longtemps : l'essentiel à retenir
Rester assis longtemps devient un risque surtout au-delà de 6 heures par jour, mais deux leviers suffisent à l'atténuer : couper toutes les 30 minutes par 5 minutes de marche, et soigner l'assise pour supprimer les points de pression.
Ce soir, lancez le minuteur avant le dîner et vérifiez que votre assise vous garde à l'aise jusqu'au dessert.
FAQ sur la position assise prolongée
Le sport compense-t-il le temps passé assis ?
Le sport réduit le risque lié à la sédentarité, mais il ne dispense pas de couper les longues périodes assises. Courir trois fois par semaine n'empêche pas d'être sédentaire si tout le reste se passe assis : huit heures de bureau, la voiture, puis l'écran du soir. Le bon réflexe cumule activité physique et pauses régulières.
Quelle est la différence entre sédentarité et inactivité physique ?
La sédentarité désigne le temps passé éveillé, assis ou allongé, avec une très faible dépense d'énergie. L'inactivité physique correspond à un niveau d'activité inférieur aux recommandations de l'OMS, soit moins de 150 à 300 minutes d'activité modérée par semaine chez l'adulte. On peut donc être actif et sédentaire à la fois.
Rester allongé toute la journée est-il aussi mauvais que rester assis ?
Rester allongé éveillé toute la journée relève de la même sédentarité, car seule compte la très faible dépense d'énergie, pas la chaise. Les mêmes recommandations de pause s'appliquent donc : se lever et marcher quelques minutes régulièrement. Le sommeil, lui, ne compte pas comme du temps sédentaire.
Quand consulter après être resté longtemps assis ?
Consultez rapidement si une jambe devient gonflée, chaude et douloureuse, signe possible d'une thrombose veineuse, et appelez les urgences (15 ou 112) en cas d'essoufflement soudain ou de douleur thoracique. Pour le dos, prenez rendez-vous avec votre médecin si la douleur dure plusieurs semaines, descend dans la jambe ou s'accompagne de fourmillements persistants. Cet article informe et ne remplace pas un avis médical.
Une galette de chaise soulage-t-elle le mal de dos en position assise ?
Une galette de chaise soulage surtout les points de pression sur les fessiers et l'arrière des cuisses ; elle ne corrige pas la posture et ne soigne pas un mal de dos. Pour des lombaires qui tirent régulièrement, réglez d'abord l'assise et le soutien du dos, puis demandez l'avis d'un médecin ou d'un kinésithérapeute.
Comment empêcher une galette de chaise de glisser ou de former des bosses ?
Choisissez une base antidérapante ou des liens fixés aux montants du dossier, avec une galette 1 à 2 cm plus petite que l'assise. Les modèles sans attache évitent les nœuds qui forment une bosse sous les fesses. Sur du bois lisse, l'envers texturé d'une galette antidérapante est le plus efficace.