Vous êtes attirée par les intérieurs zen vus sur Pinterest, ces pièces baignées de lumière où le bois clair côtoie le lin froissé, où une simple branche de cerisier dans un vase en grès suffit à habiller un coin de table. Pourtant, à chaque fois que vous tentez de reproduire l'atmosphère chez vous, le résultat sonne soit trop scandinave et un peu impersonnel, soit trop japonais et vaguement austère. Le secret de cet équilibre s'appelle le style japandi, contraction de Japon et Scandinavie, et il s'impose en 2026 comme l'un des courants déco les plus durables et les plus apaisants du moment. Plus qu'une tendance, c'est une véritable philosophie de l'habitat qui marie le minimalisme japonais (wabi-sabi) à la chaleur cocooning scandinave (hygge), pour des intérieurs où chaque objet a sa raison d'être et où le calme se ressent dès qu'on franchit la porte. Dans ce guide complet, je vous explique d'où vient ce style, quels sont ses codes couleurs, ses matières fétiches et son mobilier signature, comment l'adopter pièce par pièce, du salon à la cuisine en passant par la salle à manger, et surtout comment éviter les fausses notes qui ruinent l'harmonie d'un intérieur japandi.
Le style japandi, c'est quoi exactement ?
Le japandi est né de la rencontre, presque évidente quand on y pense, entre deux cultures du design qui partagent une même obsession de l'essentiel. Le mot lui-même est une contraction de Japan (Japon) et Scandi (Scandinavie), et il décrit un courant de décoration intérieure apparu autour de 2017-2018 avant de s'imposer comme tendance majeure dans les années qui ont suivi. Le style Japandi est un style d'ameublement et de décoration intérieure issu d'un mélange entre les styles de décoration scandinave et japonaise. Il s'inspire notamment des concepts du hygge, prônant l'intimité et le confort dans son lieu de vie, et du wabi-sabi, renvoyant ici à la simplicité et à la sobriété esthétique.
Ce qui rend le japandi si particulier, c'est qu'il ne se contente pas d'additionner deux esthétiques. Il les fusionne autour de valeurs communes : la sobriété, la fonctionnalité, le respect des matières naturelles et l'envie de créer un espace propice au calme. Là où le scandinave seul peut paraître un peu froid avec ses murs blancs et son bois blond omniprésent, et là où le japonais traditionnel peut sembler distant pour un œil occidental, leur union produit une ambiance chaleureuse mais épurée, douce sans être mièvre, raffinée sans être figée.
Wabi-sabi et hygge : les deux philosophies au cœur du japandi
Pour vraiment comprendre le japandi, il faut s'arrêter sur deux concepts clés. Le premier est le wabi-sabi, philosophie japonaise ancestrale qui célèbre la beauté de l'imperfection, du transitoire et de l'incomplet. Une céramique légèrement irrégulière, un bois marqué par le temps, un lin qui se froisse à l'usage : voilà l'esprit wabi-sabi. Le second est le hygge danois, cette art de vivre qui consiste à transformer son intérieur en cocon douillet, à privilégier les textures réconfortantes, les éclairages tamisés et les moments simples partagés autour d'une table.
Le japandi marie ces deux approches. De l'un, il garde la sobriété, l'épure, le respect du vide comme élément actif de composition. De l'autre, il emprunte la chaleur, la convivialité, le confort doux des matières et l'importance accordée aux moments de partage. Le résultat est un style qui invite à ralentir, un écho direct au mouvement slow life qui, en 2026, séduit de plus en plus de Français lassés de la surcharge visuelle.
La palette de couleurs japandi en 2026 : la nature comme fil conducteur
Si une seule règle devait résumer la palette japandi, ce serait celle-ci : pensez « promenade en forêt à l'aube » plutôt que « showroom design ». Les couleurs s'inspirent toutes, directement ou indirectement, des paysages naturels, bois flotté, sable mouillé, écorce de bouleau, mousse, pierre humide, ciel d'orage. On reste dans une famille de tons neutres et organiques, désaturés, qui apaisent le regard et laissent l'espace respirer.
Les fondamentaux à retenir tournent autour du blanc cassé, de l'ivoire et du beige sable, qui constituent la toile de fond idéale d'un intérieur japandi. À cela s'ajoute toute la famille des greige (mélange de gris et de beige), des taupes, des gris pierre et des gris perle, qui apportent une profondeur subtile sans rompre la douceur de l'ensemble. Le bois lui-même, omniprésent dans le japandi, agit comme une couleur à part entière, chêne clair pour la luminosité scandinave, noyer pour la chaleur japonisante, bambou pour la signature asiatique.
Pour structurer l'espace et éviter l'effet « tout fade », on autorise quelques touches de couleurs minérales plus profondes : terracotta discret, vert sauge, vert eucalyptus, anthracite, noir charbon, bleu nuit. Ces accents s'invitent par petites doses, un coussin, un vase, une nappe, un cadre, une galette de chaise, et viennent contraster avec la base neutre. Le vert sauge, eucalyptus ou olive trouve naturellement sa place dans un décor Japandi. Que ce soit à travers des textiles, des céramiques ou des plantes, il insuffle une énergie vivante et organique.
Une nuance importante pour 2026 : la palette se réchauffe. Là où le japandi des premières années était parfois un peu trop froid, on voit aujourd'hui apparaître davantage de tons chauds, sable doré, brun cacao, terre cuite atténuée, ocre, qui cohabitent avec les neutres classiques pour donner aux intérieurs une dimension plus enveloppante.
Les matières incontournables du style japandi
Le japandi est avant tout une affaire de matières naturelles, choisies pour leur authenticité et leur capacité à vieillir avec grâce. Le synthétique, le brillant, le chromé n'ont pas leur place ici, ou alors par exception très ponctuelle.
Le bois est le pilier absolu du style. On le décline dans toutes ses essences et ses tonalités : chêne et frêne pour la luminosité, noyer et teck pour la profondeur feutrée, bambou pour la note japonaise. La finition est presque toujours mate, jamais vernie, parfois huilée pour préserver le grain naturel. Que ce soit pour un sol, une table de salle à manger, des chaises, des étagères ou une suspension, le bois traverse littéralement l'intérieur japandi.
Viennent ensuite les fibres végétales tressées, rotin, cannage, osier, jonc de mer, paille de riz, qui apportent une touche artisanale immédiatement reconnaissable. Une chaise en cannage, une suspension en papier de riz, un panier en osier dans un coin de pièce, et l'esprit japandi s'installe sans effort.
Les textiles jouent un rôle central, et c'est là que beaucoup de néophytes sous-estiment leur impact. Le lin lavé, le coton brut, la laine bouclée, le chanvre, le velours mat dans des coloris naturels habillent les coussins, les rideaux, les nappes, les plaids et les galettes de chaise. Plus la matière est noble et naturelle, plus elle se patine joliment avec le temps, plus elle s'inscrit dans la philosophie wabi-sabi.
La céramique artisanale complète l'ensemble : vases en grès cérame, vaisselle aux glaçures irrégulières, bougeoirs en terre cuite. Ces pièces, idéalement faites main, célèbrent l'imperfection maîtrisée chère au wabi-sabi. La pierre brute, le béton ciré, le papier de riz et le cuir patiné participent au même registre, celui d'une matérialité honnête, qui ne cherche pas à imiter quelque chose qu'elle n'est pas.
Mobilier japandi : lignes épurées et fonctionnalité
Le mobilier japandi se reconnaît à trois caractéristiques principales : des lignes simples et épurées, une hauteur souvent basse, et une fonction claire. Pas d'ornements superflus, pas de moulures baroques, pas de placages clinquants. Chaque pièce doit pouvoir se justifier par son utilité.
Dans le salon, on privilégie un canapé bas aux courbes douces, dans un tissu naturel beige, sable ou gris clair. La table basse est en bois massif, parfois ronde ou ovale pour adoucir les angles, et toujours assez sobre. Les fauteuils en cannage, les poufs en lin lavé, les bancs en bois brut complètent l'ensemble. L'idée est de créer un espace qui respire, où la circulation se fait facilement et où les meubles ne saturent jamais le volume.
Dans la salle à manger, la table devient l'élément central. Massive et dépouillée, en chêne ou en noyer, elle invite aux longues soirées autour d'un repas partagé. Les chaises sont fines, en bois clair ou foncé, parfois en cannage, parfois en métal mat associé à une assise textile. C'est précisément à ce niveau que les textiles d'assise entrent en scène pour transformer une chaise un peu trop sobre en une vraie invitation à s'attarder à table.
La chambre japandi mise sur un lit bas, presque au ras du sol selon l'inspiration japonaise traditionnelle (futon ou tatami), surmonté d'un linge de lit en lin lavé dans des tons neutres. Les tables de chevet sont minimalistes, parfois remplacées par un simple tabouret en bois. La cuisine, elle, joue la sobriété avec des façades sans poignées, des tons mats, du bois clair et quelques touches de noir charbon ou de pierre brute pour structurer.
Comment adopter le style japandi pièce par pièce
Une salle à manger japandi : la pièce centrale du style
La salle à manger est sans doute la pièce où le japandi exprime le mieux son équilibre. C'est l'endroit où la dimension scandinave de la convivialité (le hygge des longs repas en famille) rencontre l'épure japonaise (la table comme rituel, l'espace comme respiration). Pour la réussir, on commence par une table en bois massif aux lignes droites, suffisamment grande pour les moments de partage mais jamais surdimensionnée par rapport au volume de la pièce.
Autour, des chaises sobres : Wishbone en frêne, modèles en cannage, chaises en bois clair finition mate, ou même un mix dépareillé qui suit la philosophie wabi-sabi de l'imperfection assumée. C'est ici que le confort entre en jeu. Une chaise japandi est belle, mais elle n'est pas toujours douce, les bois durs, le cannage, l'absence de rembourrage peuvent rendre les longs repas inconfortables, surtout pour les invités. La solution la plus élégante consiste à habiller chaque chaise d'une galette de chaise dans un coloris et une matière qui dialoguent avec l'ensemble : lin naturel, coton beige sable, velours mat vert sauge, capitonnage discret en taupe.
Au-dessus de la table, on suspend un luminaire en papier de riz, en bambou tressé ou en bois clair, qui diffuse une lumière chaude et tamisée. Sur la table, presque rien : un chemin de table en lin froissé, un vase en grès cérame avec quelques branches de cerisier ou d'eucalyptus, une vaisselle en céramique artisanale aux tons neutres. Le mur peut accueillir un grand miroir en bois ou un cadre épuré, mais l'essentiel reste la respiration de l'espace.
Le salon japandi : un cocon minimaliste
Pour aménager un salon japandi, on part d'une palette claire (blanc cassé, beige, gris perle) qu'on réchauffe avec du bois et du textile. Un canapé bas dans un tissu naturel, une table basse en bois massif aux formes arrondies, un tapis tissé à plat en laine ou en coton, et déjà l'atmosphère s'installe. Pour le choix du mobilier, préférez un canapé au courbes douces, une table basse épurée en bois clair et une suspension en papier de riz. Vous obtiendrez une atmosphère apaisante et confortable.
On ajoute quelques pièces signature, un fauteuil en cannage, un pouf en lin, une lampe arquée en métal mat, des coussins en velours côtelé ou en lin lavé, et on se garde de surcharger. La règle d'or : si un objet ne vous procure pas de plaisir et n'a pas de fonction, il ne reste pas dans la pièce. Quelques plantes (kentia, eucalyptus, branche d'olivier, herbes de la pampa) finissent de connecter l'espace à la nature.
La chambre japandi : un sanctuaire de sérénité
La chambre est l'endroit où l'épure japandi se ressent le plus naturellement. Lit bas en bois clair, parure de lit en lin froissé dans des tons neutres, table de chevet minimaliste, lampe à abat-jour en lin ou en papier de riz, et c'est presque tout. On limite les décorations murales, un grand cadre en bois clair, une simple branche posée contre un mur, ou rien du tout. Le tapis est sobre, idéalement en laine bouclée ou en jute. L'idée est de créer un espace dépouillé qui invite au repos, où le sommeil retrouve toute sa qualité.
La cuisine japandi : entre sobriété et chaleur
La cuisine japandi mise sur des façades mates sans poignées, en bois clair ou dans des tons neutres (blanc cassé, gris pierre, sable). Le plan de travail peut être en bois massif, en pierre naturelle ou en béton ciré. On limite les éléments suspendus pour préserver la respiration visuelle, et on intègre quelques touches de noir charbon ou d'anthracite sur les robinetteries, les luminaires ou les détails métalliques pour structurer l'ensemble. Une étagère ouverte avec quelques pièces de céramique artisanale, un panier tressé pour le pain, un torchon en lin posé négligemment, et la cuisine devient une pièce de vie à part entière.
Le rôle clé des textiles dans une déco japandi réussie
C'est l'angle que la plupart des guides japandi négligent, et c'est pourtant là que beaucoup d'intérieurs ratent le passage. Sans textiles, le japandi reste froid. Avec les bons textiles, il devient cocon. Le bois et la pierre, la céramique et le métal, aussi beaux soient-ils, ne suffisent pas à créer cette sensation d'enveloppement chaleureux qui fait tout le sel du style.
Les rideaux en lin lavé filtrent la lumière en douceur et tombent avec ce léger froissé caractéristique qui signe immédiatement l'esprit japandi. La nappe en chanvre ou en coton brut sublime la table sans la masquer. Les coussins du canapé, dans un mix de matières (lin, velours côtelé, laine bouclée) et de tons neutres relevés d'un accent vert sauge ou terracotta, apportent ce confort que le hygge revendique sans complexe. Les plaids en pure laine ou en alpaga, jetés sur le dossier d'un canapé ou pliés sur un banc, complètent l'atmosphère.
Et puis il y a la salle à manger, où les chaises en bois ou en cannage demandent presque toujours un complément textile pour devenir vraiment confortables. Les galettes de chaise sont la solution la plus simple et la plus efficace pour réchauffer une assise japandi sans dénaturer le style. Choisies dans des matières naturelles, lin, coton, velours mat, et des coloris coordonnés avec le reste de la pièce (greige, sable, vert sauge, terracotta atténué, anthracite), elles habillent le mobilier avec subtilité tout en offrant le rembourrage nécessaire pour les longues soirées autour de la table. Si vous cherchez à habiller vos chaises avec ce niveau de raffinement, découvrez notre boutique spécialisée dans les galette de chaise déco pour trouver des modèles dans les coloris et les matières qui correspondent à un univers japandi.
Tableau comparatif : japandi, scandinave, wabi-sabi, hygge
Beaucoup confondent ces quatre univers, qui partagent effectivement de nombreux points communs mais répondent à des logiques différentes. Voici un récapitulatif pour s'y retrouver.
| Critère |
Japandi |
Scandinave |
Wabi-sabi |
Hygge |
| Origine |
Japon + Scandinavie |
Pays nordiques |
Japon |
Danemark |
| Philosophie |
Sobriété + chaleur |
Convivialité fonctionnelle |
Beauté de l'imperfection |
Cocon réconfortant |
| Palette |
Neutres + accents minéraux |
Blanc + bois clair |
Tons terreux, naturels bruts |
Beige, crème, tons chauds |
| Matières |
Bois (clair et foncé), lin, rotin, céramique |
Bois clair, laine, coton blanc |
Argile brute, bois patiné, pierre |
Laine, fausse fourrure, bougies |
| Mobilier |
Bas, épuré, fonctionnel |
Lignes simples, fonctionnel |
Vintage, brut, imparfait |
Confortable, enveloppant |
| Ambiance |
Calme et chaleureux |
Lumineux et clair |
Méditatif et organique |
Cocon chaleureux |
| Mot-clé |
Équilibre |
Lumière |
Authenticité |
Confort |
Le japandi est, en quelque sorte, la synthèse heureuse de ces quatre univers : il emprunte la luminosité au scandinave, l'authenticité au wabi-sabi, le confort au hygge, et la sobriété au design japonais traditionnel.
Tendances japandi 2026 : ce qui change cette année
Le japandi de 2026 n'est plus tout à fait celui des années 2020-2022. Si le Japandi de 2020 était lisse et très épuré, la version 2026 change radicalement la donne. La tendance actuelle privilégie des surfaces plus texturées, des courbes fluides et une matérialité beaucoup plus affirmée. On recherche activement les aspérités et les finitions brutes qui trahissent un travail artisanal soigné.
Concrètement, on observe plusieurs évolutions marquantes. Les textures gagnent du relief : enduits muraux à la chaux, lin grossièrement tissé, laine bouclée, céramiques aux glaçures épaisses et irrégulières, bois bruts non poncés. Les surfaces parfaitement lisses laissent place à des matières qui appellent le toucher.
Les courbes prennent leur place. Là où le japandi des débuts privilégiait la rigueur géométrique, on voit aujourd'hui apparaître des canapés aux lignes fluides, des tables basses ovales ou en haricot, des miroirs aux contours arrondis, des luminaires aux formes organiques. Cette évolution adoucit le style et le rend encore plus accueillant.
La palette se réchauffe, comme évoqué plus haut, avec davantage de tons sable doré, brun cacao, terre cuite atténuée. L'artisanat prend aussi une place encore plus centrale : pièces uniques, productions locales, objets faits main qui racontent une histoire et incarnent l'esprit wabi-sabi. Enfin, on voit émerger une dimension plus éco-responsable assumée, bois certifiés, matériaux recyclés, productions de proximité, slow living matérialisé dans le choix même des objets.
Les erreurs à éviter pour réussir son intérieur japandi
Adopter le japandi semble simple sur le papier, mais quelques pièges classiques ruinent souvent le résultat. La première erreur, c'est de confondre minimalisme et vide. Une pièce japandi n'est pas une pièce dépouillée, elle est une pièce où chaque objet a été choisi avec soin. Trop de vide donne une impression de showroom impersonnel, à l'opposé de la chaleur recherchée.
La deuxième erreur, c'est l'accumulation. À l'inverse, vouloir cumuler tous les codes du style (vase + branche de cerisier + lanterne + tatami + cannage + papier de riz + ikebana…) produit un effet « catalogue japandi » qui sonne faux. La règle d'or : moins, mais mieux.
La troisième erreur, c'est l'usage du blanc pur partout. Le japandi évite les blancs trop francs et leur préfère les blancs cassés, ivoires, beiges sable. Un mur blanc clinique tue immédiatement la dimension chaleureuse du style.
La quatrième erreur, c'est le synthétique brillant. Plastique luisant, métal chromé, similicuirs lisses : ces matières sont incompatibles avec l'esprit japandi qui repose sur l'authenticité. Si vous devez utiliser du métal, choisissez-le mat (laiton brossé, noir mat, bronze patiné).
La cinquième erreur, c'est de négliger l'éclairage. Une pièce japandi mal éclairée perd toute sa subtilité. Privilégiez plusieurs sources lumineuses chaudes (autour de 2700 K), tamisées, jamais en plafonnier unique trop vif. Les suspensions en papier de riz, les lampes à abat-jour textile et les bougies finissent le travail.
La sixième erreur, c'est l'oubli du textile. Comme évoqué, sans tissus naturels et sans assises confortables, le japandi reste froid. Coussins, plaids, rideaux en lin, galettes de chaise : ils sont la chaleur du style.
FAQ : tout ce qu'on me demande sur le japandi
Quelle différence entre le style japandi et le style scandinave ?
Le scandinave privilégie la luminosité, le bois clair et le blanc dominant, avec une ambiance très lumineuse et fonctionnelle. Le japandi reprend ces bases mais y ajoute la profondeur du design japonais, lignes plus épurées, mobilier plus bas, présence de bois foncés (noyer, teck), palette élargie aux tons minéraux profonds (anthracite, bleu nuit, vert sapin) et une dimension plus contemplative inspirée du wabi-sabi. Le japandi est, en somme, un scandinave plus intemporel et plus introspectif.
Quelles couleurs choisir pour un intérieur japandi en 2026 ?
La base reste neutre et naturelle : blanc cassé, ivoire, beige sable, greige, taupe, gris pierre, gris perle. Pour structurer et apporter du contraste, on intègre des accents plus profonds, terracotta atténué, vert sauge, vert eucalyptus, anthracite, noir charbon, bleu nuit. La tendance 2026 réintroduit aussi davantage de tons chauds (sable doré, brun cacao, terre cuite douce) qui réchauffent l'ensemble. La règle est de toujours rester dans des nuances désaturées et organiques, jamais dans des couleurs vives ou saturées.
Quelles matières privilégier pour un intérieur japandi ?
Toutes les matières naturelles ont leur place : le bois (chêne, frêne, noyer, bambou) en finition mate ou huilée, le lin lavé, le coton brut, la laine bouclée, le chanvre, le rotin, le cannage, l'osier, la céramique artisanale, le grès cérame, la pierre naturelle, le papier de riz, le cuir patiné. À l'inverse, on évite tout ce qui est synthétique brillant, plastique luisant, métal chromé ou similicuir lisse. La logique japandi veut que chaque matière soit honnête, authentique et capable de bien vieillir.
Le style japandi convient-il aux petits espaces ?
Oui, et c'est même l'un de ses grands atouts. Le japandi repose sur la sobriété, la fonctionnalité et l'importance du vide comme élément actif de composition, ce qui en fait un style particulièrement adapté aux petits logements et aux studios. Sa palette claire agrandit visuellement l'espace, son mobilier bas n'écrase pas les volumes, et sa philosophie du « moins mais mieux » évite la surcharge qui pénalise les petites surfaces. Un studio de 25 m² peut être magnifiquement japandi à condition de bien choisir chaque pièce de mobilier.
Comment adopter le japandi sans tout changer dans mon intérieur ?
Pas besoin de refaire votre déco de zéro. Commencez par désencombrer, ranger ou stocker les objets superflus pour faire respirer l'espace. Repeignez ensuite un mur dans un blanc cassé ou un beige sable si vos murs sont trop colorés. Remplacez vos rideaux par du lin lavé, ajoutez quelques coussins en lin et velours mat, posez un tapis tissé à plat, intégrez un vase en grès cérame avec quelques branches naturelles. Habillez vos chaises de salle à manger avec des galettes en matières naturelles dans des tons neutres. En quelques gestes ciblés, l'esprit japandi s'installe sans investissement majeur.
Quel mobilier choisir pour une salle à manger japandi ?
Une table en bois massif aux lignes droites (chêne, noyer, frêne) est le point de départ. Autour, des chaises sobres en bois clair ou foncé, parfois en cannage ou avec une assise textile. Une suspension en papier de riz, en bambou ou en bois clair au-dessus de la table. Et surtout, des galettes de chaise en matières naturelles pour adoucir les assises tout en restant fidèle à l'esthétique.
Le style japandi est-il toujours d'actualité en 2026 ?
Oui, plus que jamais. Le style Japandi, encore très prisé en 2026, incarne une double inspiration venue du minimalisme japonais et de l'esthétique chaleureuse scandinave. Cette alliance subtile crée des intérieurs apaisants, fonctionnels et empreints d'une harmonie naturelle. Plus qu'une simple mode passagère, le Japandi s'impose désormais comme une philosophie du design d'intérieur qui valorise simplicité, nature et intemporalité. Sa popularité s'explique par son caractère intemporel : contrairement aux tendances éphémères, il repose sur des fondamentaux esthétiques (matières naturelles, sobriété, fonctionnalité) qui ne se démodent pas.
Faut-il forcément des objets japonais pour un intérieur japandi ?
Non, et c'est même une erreur fréquente. Multiplier les objets « japonisants » (lanternes, kakémonos, statuettes, paravents shoji) tombe vite dans le cliché et tue la subtilité du style. Le japandi authentique est plus dans l'esprit que dans les objets : un bel ikebana minimaliste vaut mieux que dix accessoires asiatiques accumulés. Une pièce japandi peut très bien être créée sans aucun objet explicitement japonais, simplement par le choix des matières, des couleurs, des lignes et de la composition de l'espace.
Adopter le japandi : un investissement pour la sérénité
Le style japandi n'est pas qu'une tendance déco. C'est une manière de penser son intérieur, et au fond, sa façon de vivre. Choisir le japandi, c'est faire le pari d'un espace qui apaise plutôt qu'il n'agresse, qui dure plutôt qu'il ne se démode, qui vieillit avec grâce plutôt qu'il ne se consume. C'est privilégier les matières honnêtes, les objets utiles, les couleurs douces et les volumes qui respirent. C'est aussi accepter la beauté de l'imperfection, ce léger froissé du lin, cette glaçure irrégulière sur une céramique, cette patine qui se forme sur le bois huilé au fil des années.
En 2026, alors que nos vies s'accélèrent et que la surcharge visuelle nous épuise, ce style nous rappelle l'essentiel : un intérieur réussi n'est pas un intérieur qui impressionne, c'est un intérieur dans lequel on se sent bien. Et pour cela, pas besoin de tout changer du jour au lendemain. Quelques gestes ciblés, désencombrer, repeindre dans une teinte neutre et chaude, choisir des textiles naturels, soigner l'éclairage, habiller les assises avec des galettes choisies dans le même esprit, suffisent à enclencher la transformation. La sérénité japandi commence souvent par un petit choix, et se diffuse, pièce après pièce, dans toute la maison.